L’achat d’une maison représente généralement l’un des plus importants investissements personnels. Monopolisant les économies du foyer, il l’engage à rembourser une hypothèque sur plusieurs années. Au Québec, acheter une maison nécessite de suivre quelques étapes précises, propres à la province.

Définir sa recherche

L’achat d’une maison peut reposer sur des motivations diverses. On peut avoir envie d’accéder à la propriété et de disposer d’un logement entièrement payé une fois le crédit terminé. Si l’on souhaite passer d’un appartement à une maison, il convient de choisir entre investir dans du neuf ou de l’ancien, avec ou sans travaux, une maison individuelle, jumelée, ou un condominium. Dans le cas d’un achat motivé par la recherche de plus grands espaces, il faut définir le nombre de pièces voulues, les rangements et les espaces annexes souhaités. Enfin, l’achat d’une maison dans un autre quartier ou une autre ville nécessite de se poser la question de la proximité des transports et des services dont vous avez besoin.

Déterminer son budget

Au Québec, il est d’usage de déposer une mise de fonds d’un minimum de 5 % lorsqu’on achète un bien. Ce critère entre dans le calcul de la capacité financière maximale, qui ne pourra excéder vingt fois cette somme. La meilleure façon de connaître sa capacité d’endettement précisément est d’effectuer des simulations qui intègrent les critères comme les revenus et le niveau d’endettement du foyer. Le budget de la maison doit prévoir le montant des travaux éventuels à réaliser, les droits de mutation qui représentent 1 à 2 % du prix du bien, et une enveloppe d’environ 2500 $ pour couvrir les frais de notaire, les frais d’évaluation et d’inspection, ainsi que la quote-part des taxes foncières et des services publics. À noter que des aides financières peuvent être obtenues au titre de l’aide à l’accession à la propriété.

Rechercher le bien et réaliser l’inspection

Avec ou sans courtier immobilier, le meilleur moyen de trouver une maison reste internet, les annonces avec photos permettant de faire un premier tri. Repérer les pancartes «À vendre» dans le quartier recherché est également une bonne formule. Mais rien ne vaut une visite sur les lieux, à réaliser sans tarder pour les biens retenus, car, dites-vous que si la maison vous plaît, elle plaît certainement à d’autres personnes en recherche. Effectuer rapidement une seconde visite est indispensable, notamment le soir, par temps de pluie, afin de vous rendre compte du bruit généré par le trafic dans la rue ou de la luminosité des pièces dans de mauvaises conditions. Avant d’écrire l’offre, faites procéder à une inspection pour connaître l’état de la maison et les travaux à envisager.

Faire une offre d’achat et lever les conditions suspensives

Une fois la perle rare dénichée, l’heure est venue de déposer une offre d’achat formelle. Cela peut être l’occasion de négocier le prix du bien. La promesse d’achat précise les informations relatives à la vente et notamment le prix, les éléments inclus, la date de transfert et les conditions à remplir. L’acceptation de l’offre par le propriétaire marque le début de la période pour réaliser les conditions, la plus fréquente étant l’obtention d’un prêt hypothécaire.

Procéder au transfert de propriété

Avant de signer, vérifiez le certificat de localisation, la déclaration de copropriété ou la convention d’indivision, et tous documents relatifs à la copropriété, comme les factures de travaux.

Au Québec, le notaire, généralement choisi par l’acheteur, est chargé de finaliser la vente immobilière, qui se matérialise par la signature de l’acte final et la remise des clefs.

Suivre ces étapes permet de sécuriser son achat immobilier. Et de devenir par la même occasion un heureux propriétaire.

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