Lorsqu’on s’installe en location à Montréal, la question du choix entre un condo et une maison se pose. Chacun présente des avantages et des inconvénients, mais c’est essentiellement le mode de vie des occupants qui va permettre de faire pencher la balance.

Choisir entre l’intimité et la communauté

Offrant des espaces spacieux, la maison confère une intimité inégalée, même s’il faut reconnaître que les condos récents bénéficient d’une excellente isolation. Seuls dans le bâtiment, vous pouvez vous laisser aller à générer plus de bruit que dans un condo, notamment lors des soirées entre amis. Souvent agrémentée d’un jardin, la maison permet également de profiter de cet espace en famille sans avoir à le partager avec une communauté ou demander une quelconque autorisation. Le fait de se trouver dans un bâtiment unique, parfois ancien et pas toujours bien isolé, conduit toutefois à assumer des factures de chauffage plus importantes que dans un condo.

L’adéquation du logement avec le mode de vie

Pour les célibataires, les couples sans enfants, les personnes travaillant beaucoup, et les personnes âgées, le condo semble la solution appropriée. L’entretien ménager des parties communes est géré par l’immeuble qui offre tout le confort d’un bâtiment moderne en bon état et offre généralement des services de luxe qui sont inclus dans le loyer : piscine, gymnase, terrasses, service de sécurité, etc.

La maison demande, au contraire, un investissement en temps plus important : il faut sortir les poubelles, nettoyer le garage, entretenir le jardin, la piscine ou la salle de sport si la maison en dispose, ou payer un supplément pour déléguer ces tâches. Elle semble plutôt adaptée pour les familles avec enfants, qui bénéficient d’un logement spacieux avec un accès direct sur le jardin depuis la maison. Il est également plus facile d’avoir un animal domestique dans une maison. Les maisons abordables étant souvent situées en banlieue, sans transport immédiatement à proximité, elles imposent la nécessité d’une voiture, contrairement au condo qui se situe plus souvent au centre-ville et permet un mode de vie plus citadin.

La fixation des loyers et la reprise du logement

Contrairement aux maisons, les condos mis en location depuis moins de cinq ans ne sont pas soumis aux règles de fixation des loyers de la Régie du logement. En effet, si le propriétaire décide d’augmenter de façon arbitraire le loyer au moment du renouvellement du bail, le locataire ne peut saisir la Régie du logement pour demander un arbitrage concernant la fixation du nouveau loyer.

De même, le propriétaire peut reprendre le logement à l’expiration du bail sans condition, ce qui présente un risque d’instabilité plus important pour le locataire d’un condo récent, d’autant plus qu’un grand nombre de promoteurs ont mis en location des appartements invendus qu’ils espèrent vendre à court terme.

L’explosion de condos à louer sur Montréal ces dernières années a modifié le paysage locatif de Montréal, conduisant même de nombreux propriétaires à revenir au statut de locataire afin de bénéficier des avantages du condo, sans les inconvénients. Si les condominiums inondent dix fois plus le marché que les maisons, seule une faible partie s’adresse aux familles et offre un minimum de trois chambres, laissant le soin aux maisons de combler les locataires en recherche de plus grands espaces.

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