On le sait, acheter une maison à Montréal coûte plus cher qu’ailleurs au Québec. D’autant plus que les prix ne baissent pas, car le marché se resserre, le nombre mensuel de transactions augmentant par rapport à l’an dernier. Selon la SCHL, le prix des propriétés a atteint des niveaux jugés élevés par rapport aux facteurs démographiques. Mais que cela signifie-t-il concrètement pour les acquéreurs désireux d’acheter une maison à Montréal, quel budget faut-il prévoir ?

Les prix varient en fonction du quartier

Avec ses 364 km2, Montréal est une ville immense qui abrite des quartiers différents. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que les prix des maisons varient fortement d’un endroit à l’autre. Les quartiers les plus côtés sont en premier lieu le centre-ville, puis Ville-Marie, Plateau-Mont-Royal, Sud-Ouest, Île-des-Sœurs, Rosemont–Petite-Patrie, Villeray, Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (appelé également HoMA) et Ville Saint Laurent. On peut trouver une maison de 3 chambres, 1 300 pieds carrés sur Rivière-des-Prairies pour moins de 200 000 $. Mais une maison comparable sur Ville-Saint-Laurent, rue Kauffmann, par exemple, vaut 340 000 $. Et sur Mont-Royal, il faudra débourser au bas mot 600 000 $ pour se payer une maison de ville offrant les mêmes caractéristiques.

La proximité des transports ou d’un golf fait grimper les prix

Habiter près d’une gare augmente le prix de la maison. Selon une étude réalisée par JLR à partir des données du Registre foncier, le prix médian des maisons unifamiliales situées à moins de 5 kilomètres d’une gare et vendues en 2014 pouvait atteindre 870 000 $ près de Gare Vendôme et même 950 000 $ près de Mont-Royal. Les prix médians les plus bas autour des gares, qui se montent à 196 900 $ pour Saint-Jérôme ou 204 000 $ pour Grand Moulin, se trouvent donc en bout de ligne.
Les maisons proches d’un golf voient également leurs prix flamber : l’écart de prix constaté sur le Québec pour les maisons à un jet de pierre d’un terrain de golf est en moyenne de 83 000 $.

Les biens dans les prix du marché et situés dans les quartiers prisés partent vite

Selon les dernières ventes enregistrées en juin 2016, une maison de deux chambres est partie en 4 jours à 695 000 $, soit seulement 4 000 $ de moins que le prix demandé rue Saint-Vallier dans le quartier La Petite-Patrie. Au même moment, un triplex avec garage se vendait en deux semaines avenue Lebrun, à Mercier-Est, au prix de 666 000 $, soit 3 % de moins que le prix affiché. Mi-juin, une maison à étage avec trois chambres, présentée à 569 000 $ et située sur la 6e Avenue, dans le quartier LaSalle, a été cédée après trois semaines de commercialisation à 545 000 $.

Acheter sa maison moins cher à Montréal

À Montréal, comme partout ailleurs, il est possible de négocier fortement le prix d’une maison nécessitant une rénovation. En outre, la ville de Montréal a mis en place un certain nombre de subventions afin de faciliter l’accession à la propriété, dont une concernant les travaux de rénovation. Autre piste intéressante, les ventes aux enchères, qui permettent de dénicher des biens à prix réduit, les maisons proposées provenant de saisies ou de successions non réclamées.

L’accession à la propriété constitue la dépense numéro un des ménages montréalais qui possèdent un bien, puisqu’ils y consacrent, selon RBC, 42,9 % de leurs revenus. Avec la possibilité d’acheter une maison sur Montréal pour moins de 200 000 $, bon nombre de foyers peuvent réaliser le rêve de devenir propriétaire. Et l’étendue de la ville permet à chacun de trouver une maison répondant à ses attentes et à son budget.

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